Votre retraite pointe du bout du nez? L’enjeu financier sera différent de votre vie active. Que vous ayez pris les mesures nécessaires ou non pour économiser en vue de votre retraite, nous avons concocté pour vous 5 conseils qui vous surprendront à coup sûr.

1. Aucune limite imposée

Vous savez probablement que vous devez retirer un montant minimum de vos FERR. Mais saviez-vous qu’aucune limite n’est imposée quant au retrait maximum? En effet,  selon votre situation, il peut être intéressant de tester des scéarios sur le montant et le moment de retrait de vos FERR. Le scénario idéal aurait pour objectif de faire croître les montants que vous recevrez de vos autres régimes de retraite (PSV, RRQ).

2. Aucun âge minimum

Vous savez probablement que vous pouvez détenir vos REER jusqu’à l’âge de 71 ans maximum avant de les transformer en FERR. Mais saviez-vous qu’il n’existe aucun âge minimum pour le faire? Si vous et votre conjoint avez plus de 65 ans, vous avez tout à gagner à transformer vos REER en FEER plus tôt que prévu dans le seul but de profiter plus tôt et plus longtemps du fractionnement de revenu. Vous pouvez même le faire dès que vous avez atteint 55 ans pour en profiter au fédéral.

3. Fractionnement de revenus

En 2018, un de nos comptables Acomptax a eu le privilège (et la tristesse) de conseiller un père de famille atteint d’un cancer en phase terminale et sa conjointe pour qui les mois étaient comptés. Bien que le focus du couple n’était pas à leurs finances, ils avaient tout de même un dernier souhait, celui de laisser un coussin financier confortable à leur enfants découlant de 400 000$ en REER accumulés durant leur vies.

Comme le décès des conjoints est imminant à quelques mois d’écart, nous avons conseillé au couple de transformer les REER de chacun en FERR et effectuer le retraite le plus rapidement possible. La raison est bien simple: au décès, un REER est imposable et ne donne pas droit au fractionnement de revenus entre conjoints. En effectuant le retrait FERR avant le décès, les conjoints ont pu profiter au maximum du fractionnement de revenus, qui s’est chiffré par une économie d’impôts de 23 272$ dans ce cas particulier.

Salutation spéciale à Oscar et Janelle qui nous ont autorisés à raconter cette histoire dans cet article.

4. Cotisation REER conjoint

Cotisez-vous au REER de votre conjoint? Vous savez probablement que votre conjoint ne doit faire aucun retrait REER pendant 3 ans sous peine de vous faire imposer. En transformant vos REER en FERR, vous contournez cette restriction en partie (en plus de possiblement profiter d’un fractionnement de revenus). En effet, les retraits minimums obligatoires ne sont pas assujetis à cette restriction. Profitez-en, cela vaut peut être quelques milliers par année.

5. Fonds de travailleurs

Si vous approchez de votre retraite à grand pas, pensez aux fonds de travailleurs FTQ ou Fond d’Actions CSN. Ces deux ‘’REER’’ vous offrent un crédit d’impôt de 30 et 35% respectivement. La beauté de ce placement est qu’une fois l’âge de 65 ans atteint, vous n’avez pas à rembourser ces crédits d’impôts lorsque vous retirez. En investissant 5 000$ par année, vous recevrez 1 750$ de rendement  crédit d’impôt à chaque année.

Vous avez maximisé vos REER? Pas de problème, vous pouvez placer hors REER et recevoir tout de même le crédit d’impôt.

Vous n’avez pas 5 000$ à chaque année? Empruntez-le. Les intérêts vous coûteront certainement moins que ce que le  rendement  crédit d’impôt vous rapporte.

Qui pourra vous conseiller?

Les conseils en matière de retraite sont innombrables, surprenants et malheureusement parfois complexes. C’est pourquoi cela requiert l’implication de professionnels spécialisés.

Le planificateur financier: Il pourra établir avec vous un plan financier qui correspond à votre situation. 

Le comptable: Avec les conseils du planificateur financier, le comptable pourra produire une déclaration d’impôts optimale et payante et d’ailleurs, c’est ce que nous faisons chez Acomptax.