Cotiser à ses REER est une chose, avoir une vision claire de ce qu’on fait de nos placements en est une autre et requiers un peu plus de travail et de compréhension afin de développer les meilleures stratégies (et avoir plus d’argent dans ses poches).

Vous trouverez dans cet article, les cinq conseils que vous n’avez probablement jamais reçus, et ce, même si vous cotisez à vos REER depuis des années.

1- Planifier, Planifier, Planifier

Avoir des REER sans une vision claire de leur utilité est fréquent. Avant de cotiser à des REER, il est important de planifier certains aspects.

Planifier sa retraite
Il importe de se poser certaines questions telles : « quel style de vie je voudrais avoir à ma retraite, combien j’aurais besoin, combien je prévois accumuler arrivé à la retraite… »

L’important est de se fixer des objectifs clairs et réalistes et de vérifier l’évolution à chaque année.

Planifier ses impôts
Cotiser à des REER vous donne un remboursement d’impôts. Il arrive que de cotiser un montant plus petit peut apporter un avantage plus grand et vice versa à cause de l’impact qu’on certains crédits (TPS, solidarité, prestations pour enfants, prime de travail…)

Il est fortement conseillé de faire une simulation de votre déclaration d’impôts avant la date limite de cotisation REER. Si vous n’avez pas reçu vos feuillets T4/Relevé1 avant le 1er mars, vous pouvez faire une simulation avec votre dernière fiche de paie de décembre.

Planifier son budget et sa santé financière générale
Il arrive qu’on prenne une décision lors d’un moment de motivation, telle mettre 50% de notre salaire dans des REER. Malgré que l’intention soit bonne, cette résolution tombera à l’eau à coup sûr.

Il est bien sûr important de dresser un budget qui doit être revu régulièrement et rectifié en cas de besoin.

Il est aussi important de s’assurer que les placements REER sont là pour rester pendant l’horizon de placement prévu et qu’ils ne seront pas retirés pour une urgence quelconque, avant ce délai prévu (sinon ouch les impôts)!

 2- Cotisez le maximum (selon le besoin et le budget)

Il est très probable que vous fassiez partie de la grande majorité de la population qui n’a pas pu profiter des REER auxquels ils avaient droit. Il est pourtant conseillé de le faire.

Si nous considérons par exemple que vous avez 20 000$ de maximum REER reporté (sur votre avis de cotisation fédéral) .Il y a de fortes chances que vous ne pouvez pas sortir une telle somme de vos poches. Il y a un mécanisme qui existe qu’on appelle le prêt REER.

La mécanique est simple, vous empruntez pour cotiser à vos REER qui autrement ne seraient pas optimisés, vous profitez d’un retour d’impôts.

Prenons notre 20 000$ de maximum REER. Considérant un taux d’imposition de 40% et une période de remboursement du prêt sur 4 ans. Nous obtenons un versement mensuel de 4 60$ (avec taux de 5%) et les résultats suivants :

-Remboursement d’impôts de 8 000$

-Valeur du REER de 64 800$ (taux de rendement de 4% sur 30 ans avant la retraite)

Donc pour une mise de 22 107$ (20.000$ en capital et 2107$ en intérêt), nous obtenons 72 800$ (8 000$ en retours d’impôts et 64 800$ en valeur de REER).

Sans cette mécanique, on se retrouve avec un grand 0.

3- Commencer à investir tout de suite

La question qui revient le plus souvent est de savoir si on commence à investir plus tard ou s’il est plus judicieux de commencer tout de suite.

Bien évidemment, un placement se développe exponentiellement avec le temps. Plus on accorde un horizon de placement plus long, plus on a un potentiel de gain supérieur.

Prenons une personne ayant une tolérance au risque moyen à des âges différents qui souhaiterait atteindre un objectif de 168 000 $ à 70 ans.

À 25 ans, une cotisation mensuelle de 100$ suffit. À 35 ans, la cotisation se voit augmenter à 172$ (72% supplémentaires). À 45 ans, il faudra verser 308$/mois (augmentation de 208%). À 55 ans, les choses se corsent, car il faudra un versement mensuel de 634$ (augmentation de 534%).

Malheureusement, les salaires n’augmentent pas à un rythme permettant un tel report de début de planification de sa retraite.

4- Choisissez toujours le REER quand il s’agit de retraite

L’avantage majeur d’un REER est le placement à l’abri de l’impôt. Le REER ne permet pas de se sauver de l’impôt, mais bien de le reporter jusqu’au retrait.

Pour mieux visualiser l’évolution d’un investissement en REER versus un investissement habituel, prenons l’exemple d’une personne de 35 ans qui génère 4% grâce à ses placements pendant 25 ans en cotisant 500$/mois à 40% en taux d’imposition:

Avec REER : La valeur est de 255 000$
Sans REER : La valeur est de 205 000$.

On remarque bien qu’il y a une différence de 50 000$ de valeur additionnelle en valeur de votre placement, et 80 000$ de retour d’impôts.

5- Où devrais-je investir mes REER?

Techniquement, vous pouvez les investir où vous voulez, mais ce n’est pas conseillé. Il n’est jamais conseillé de mettre tous les œufs dans le même panier. Le mot clé : la diversification.

Tout d’abord, demandez-vous quelle est votre tolérance au risque. Pour bien répondre à ces questions, vous devez connaître l’horizon de placement, l’utilité du placement ainsi que vos sentiments par rapport aux fluctuations.

Une fois que vous avez répondu à ces questions, préférez-vous investir dans les fonds communs ou les fonds distincts?

Oui, il y a 2 types de fonds qui existent et les différences sont tout de même non négligeables.

Les fonds communs 

Les fonds communs sont plus communément proposés par les institutions financières (banques) et les compagnies d’assurance vie. Les frais de gestion sont moindres, mais certains coûts se rajoutent parfois (frais d’acquisition, frais de transfert, frais de rachat…)

Les fonds distincts 

Ces fonds sont proposés exclusivement par les compagnies d’assurance vie. Les frais de gestion sont légèrement plus élevés, mais ces fonds comportent certains avantages intéressants :

  • La garantie de capital sous certaines conditions
  • Les prestations de décès sont garanties
  • Protection éventuelle contre les créanciers

Choisissez votre camp, il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse.

Conclusion

Les REER sont un monde en soi. Les stratégies sont innombrables. Il arrive que plusieurs professionnels soient impliqués sur un même dossier pour un résultat optimal (comptable, conseiller financier, notaire…). Il s’agit de choisir la stratégie qui vous convient le mieux et qui vous est optimale.

Pour toute information supplémentaire concernant vos REER, n’hésitez pas à communiquer avec Acomptax.