Les gouvernements fédéral et provincial apportent chaque année des modifications aux règles fiscales. Certaines deviennent plus avantageuses, d’autres un peu moins. Voici un survol des principaux changements susceptibles d’influencer votre déclaration de revenus 2016 et nos recommandations pour maximiser vos déductions.

Profitez des nouveaux crédits d’impôt…

Au provincial, le nouveau crédit à la rénovation en intéressera probablement plus d’un! Temporaire, le crédit RénoVert encourage les particuliers à réaliser « des travaux de rénovation résidentielle écoresponsable reconnus qui ont une incidence positive sur le plan énergétique ou environnemental ». Consultez notre billet sur cette nouvelle mesure pour plus de détail.

Au fédéral, le nouveau crédit d’impôt pour l’accès domiciliaire permet aux personnes de 70 ans et plus et aux personnes handicapées âgées de 18 ans et plus de bénéficier d’un crédit d’impôt non remboursable (pouvant aller jusqu’à 1500$). Cette mesure permet de déduire une partie des coûts engagés pour des travaux de rénovation visant à améliorer l’accès au logement et réduisant le risque de blessure.

Notez également que le crédit d’impôt pour contribution à un fonds de travailleurs est de retour dans son intégralité. Donc, toutes les actions de la FTQ ou du Fondaction (CSN) achetées pour l’année d’imposition 2016 donnent droit à un crédit d’impôt supplémentaire de 30% (15% au fédéral et 15% au provincial).

… et de la bonification de certains crédits existants

Certains crédits existants ont été bonifiés en 2016. C’est le cas du crédit d’impôt remboursable pour les activités des enfants (qui passe de 300 $ à 400 $), du crédit pour maintien à domicile des aînés (qui augmente de 1% pour atteindre 34 %) et du crédit pour les aidants naturels soutenant un conjoint (qui grimpe de 925 $ à 1 000 $).

Attention au nouveau plafond du CELI

Le plafond annuel pour la contribution au Compte d’épargne libre d’impôt a été abaissé à son niveau de 2014. Le maximum est donc de 5 000 $ et non plus de 10 000 $, comme l’année précédente. Ce plafond élevé n’aura en effet duré qu’une seule année. Par contre, il est toujours possible de réclamer ses droits non utilisés des années antérieures.

Tirez profit du « bouclier fiscal »

Depuis 2016, les travailleurs qui font un effort pour augmenter leurs revenus ont droit à un sursis d’une année avant de perdre certaines prestations auxquelles ils ont droit, comme la Prime au travail, la Prime aux travailleurs d’expérience, le crédit d’impôt pour frais de garde d’enfants et le crédit de solidarité. Notez d’ailleurs que les conditions d’admissibilité pour le crédit de solidarité ont changé. Sauf quelques exceptions, il n’est plus possible de changer de situation en cours d’années; le crédit est calculé selon la situation du particulier au 31 décembre de chaque année.

Quelques autres changements en rafale pour 2016 :

  • Diminution du taux d’imposition pour la classe moyenne de 22% à 20,5% (et augmentation de 29% à 33% pour les revenus de 200 000 $ et plus)
  • Abolition de la PUGE, qui est remplacée par l’Allocation canadienne pour enfants (non imposable, alors que la PUGE l’était)
  • Légère augmentation dans le Régime de pension du Canada, la Sécurité de la vieillesse et la Régie des rentes (mais combinée avec une augmentation des cotisations à la RRQ de 0,15%)