Suite à l’article de la semaine dernière, j’ai reçu plusieurs questions de lecteurs (Merci pour l’intérêt porté d’ailleurs) me demandant comment être certain qu’ils pouvaient bénéficier d’une bonne planification. Selon moi, il faut deux ingrédients :

1- Un projet important : tel un achat immobilier, un démarrage d’entreprise… et
2- avoir une vue d’ensemble sur la situation financière et familiale. Je conseille toujours de contacter un professionnel avant de se lancer.

Dans le même ordre d’idées de la série « La Planification Fiscale », un émigrant du Québec ou du Canada a la possibilité de réduire son impôt par de petites astuces de planification. Le REER fait partie de ces outils ultra-puissants permettant une économie d’impôts car comme discuté dans d’articles antérieurs –Les REER sont Incroyables-, le REER permet une baisse de revenu et par conséquent une augmentation du remboursement d’impôts.

Le départ du Canada de M. Bob

J’ai rencontré M. Bob (nom fictif), employé et futur retraité de la STM, qui m’a parlé de son départ définitif du Canada vers son pays d’origine en fin 2016 ou début 2017. Après une courte conversation plusieurs informations sont retenues et il est clair qu’une planification est possible en utilisant les REER.

M. Bob aura un revenu qui avoisinera 70 000$ pour 2016. Il a une conjointe, employée de la banque, ayant un revenu de 50 000$. Sans aucune planification, le couple paie en total un montant avoisinant 31000$ (Déduit sur les paies en principe)

Parmi les choses à savoir est qu’en cas d’une émigration, le particulier paie un taux fixe de 25% d’impôts lors du retrait des REER. Et là est la clé de notre planification. Si le particulier cotise à ses REER avant son départ, il devrait pouvoir économiser plus que ce qu’il paiera lors du retrait. Le plafond REER doit être disponible aussi.

M. Bob et sa conjointe avaient un plafond assez élevé et il était ouvert à l’idée de partir en 2017 plutôt qu’en 2016 afin de profiter de cette astuce. En cotisant 40.000$ chacun, le couple paie 5 000$ (vs 31 000$ sans REER) dans la déclaration d’impôts 2016 et paiera 20 000$ lors du retrait des REER (40 000$ x 2 x 25%). Ainsi, le couple aura sauvé 6 000$ grâce à cette simple transaction.

Il est clair que peu de personnes ont 80 000$ en argent liquide pour profiter de cette astuce. Dans un cas pareil, il est judicieux de contracter un prêt et offrir une garantie à l’institution financière, les REER par exemple.

Que faire avec les autres placements?

Le couple détient d’autres placements enregistrés, il est bien évidemment une mauvaise idée de les retirer avant le départ car l’imposition dépassera à coup sûr 25%. Il est plus judicieux d’attendre le départ avant d’encaisser ses économies, si jamais nécessaire.

Maison familiale

Bob a une maison familiale dans le quartier Rosemont, payée et en bon état. Et il se demandait s’il devait la vendre.

La vente de la maison familiale n’entraînera pas d’impôts à payer. Cependant, la vente est-elle vraiment nécessaire? M. Bob a-t-il besoin des liquidités découlant de la vente de la maison surtout que le coût de la vie dans son pays d’origine est assez bas? La décision de vendre, bien que personnelle, peut-être discutée.

N’est-il pas plus judicieux de louer la maison? A-t-on des idées de placement meilleures ailleurs? Et si on transférait la maison sans impôt à son enfant majeur qui planifie rester au Canada?

Comment bénéficier d’une bonne planification fiscale

Cette stratégie, comme celle de la semaine dernière, s’appliquera seulement à la fraction de la population qui prévoit un départ définitif du Canada.

Si vous pensez qu’une planification fiscale pourrait vous être utile contactez un de nos spécialistes de planification.

Series NavigationLa planification fiscale (1/10) >>